25 octobre 2006

Google Summer of Code



Un camp de vacances dédié à l'Open Source ?

Le Google Summer of Code 2006 a rassemblé en septembre dernier 630 étudiants et plus de 1200 partenaires à travers 90 pays afin de les encourager à créer une large variété de software Open Source.

82% des étudiants ont vu leurs programmes validés par le jury de l'évaluation finale.
Ceux dont les tuteurs ont jugé que le contrat initial a été rempli se voient remettre 4000$ (et un T-shirt) par Google, en plus des 500$ déjà attribués à tous les participants.

Une opération pour laquelle Google a tout de même dépensé 2 millions de dollars pour promouvoir l'évolution de divers projets Open Source : KDE, Ubuntu, Gnome, *BSD, Apache, Fedora, Nmap...

Cette iniative a permis à de nombreux projets lancés par des étudiants de voir le jour.

Pour plus de renseignements, vous pouvez vous rendre sur la page officielle du Summer of Code 2006.

20 octobre 2006

Google se lance dans les "wiki"


Le géant californien poursuit sa course aux rachats. Peu de temps après la très médiatique acquisition de Youtube, le moteur de recherche annonce le rachat de la société américaine JotSpot, spécialisée dans la création de pages Internet collaboratives dénommées « wiki ».

Google affiche ainsi sa volonté de s'imposer dans la bulle du web 2.0, et de percer notamment dans la sphère des sites de "réseaux sociaux" (les wiki). Le site le plus emblématique est sans aucun doute l'encyclopédie collaborative en ligne Wikipedia, qui définit le phénomène en ces termes : " c'est un site web dynamique dont tout visiteur peut modifier les pages à volonté. Il permet non seulement de communiquer et diffuser des informations, mais de structurer cette information pour permettre d’y naviguer commodément ».

Jotspot est une société Californienne fondée en 2004 et spécialisée dans la création, la publication et le partage de sites Internet et d’applications collaboratives « wiki ».

La force de la société californienne JotSpot propose comme ses concurrents un éditeur de pages web, mais sa principale force est la possibilité de créer des applications utilisant du "rich-media" (applications en ligne) tels que des tableurs, des calendriers ou encore des galléries photos, voir même de construire son propre intranet, selon le site de la compagnie. Le tout est bien sûr fidèle à la philosophie, donc simple d'utilisation, configurable et modifiable à volonté par les utilisateurs.

Même si Google n'a pas dévoilé les termes de ce contrat, le rachat semble bénéfique aux parties prenantes. D'une part la trentaine d'employés de Jotspot sont désormais salariés du moteur de recherche, et d'autre part, Joe Kraus, cofondateur de JotSpot, déclare sur le blog offciel de Google qu'il "ne pouvait pas être plus content".

On peut sans doute voir dans cette acquisition l’intérêt que porte Google au monde du web collaboratif, mais également d'imposer son offre "Google Office" en tant qu'alternative crédible à la suite bureautique Office de Microsoft...

18 octobre 2006

Google s'allie à l'ODF (format OpenDocument)


Google s'achète un traitement de texte en ligne

Pour rappel, Google a conclu en octobre 2005 un partenariat avec Sun Microsystems [un des principaux soutiens à la suite bureautique libre OpenOffice] et acquis Writely, un service de traitement de texte en ligne, dans la mouvance actuelle du "Web 2.0". Il est donc désormais possible pour tout internaute (possédant un compte Gmail bien entendu !) d'accéder depuis n'importe quel endroit (à cette adresse http://docs.google.com) à un clone de Word, mais cette fois... en se passant de la coûteuse licence Micrsoft Office). Cette initiative entretient évidemment les spéculations selon lesquelles Google préparerait un concurrent online à Microsoft Office, l'un des produits phares de la firme de Redmond.

Dans sa lancée, Google rallie le mouvement "OpenDocument", et a officiellement rejoint les 239 membres de l'Alliance ODF, qui travaille au développement du format tout droit venu du monde libre (et démocratisé grâce à la suite open source "Open Office". Créé par l'OASIS (Organization for the Advancement of Structured Information Standards) et devenu depuis un standard ISO (International Standards Organization), ODF est un format bureautique ouvert, destiné à pouvoir échanger n'importe quel document, quel que soit le logiciel avec lequel il a été créé - contrairement au "*.doc", format propriétaire de Microsoft -.
Le traitement de texte en ligne Writely fraîchement estampillé Google est bien sûr compatible ODF. Devant cette lame de fond naissante, Microsoft, qui a toujours misé sur ses propres formats bureautiques, commence à céder à la pression des formats ouverts, de plus en plus convoités par le marché, et notamment, face à celui juteux des administrations...

16 octobre 2006

Code.google.com


Code.google.com, qu'est-ce que c'est ?
Code.google.com est un site dédié à des développeurs externes à l'entreprise et intéressés par les applications développées par Google.
C'est à cette adresse que Google diffuse ses codes sources libres et une liste des services API.

Qui se cache derrière code.google.com ?
Google bien sur ! Mais pas seulement... tous les développeurs intéressés par l'Open Source en général et les applications libres peuvent les tenir à jour et lancer de nouvelles sorties sur ce site.

Les projets Open Source de Google.
L'aventure a démarré avec quatre projets : Perftools, Sparsehashtable, Coredumper et Goopy/Functional.
Ces projets ont été choisis par les ingénieurs de Google eux-mêmes. Ceux-ci sont encouragés par l'entreprise à travailler (20% de leur temps de travail) sur leurs projets personnels. Ce sont pour la plupart des projets Open Source dont Google tire parti afin de garder un oeil sur les travaux indépendants de leurs ingénieurs et sur les évolutions des applications libres.
L'intérêt est de promouvoir leur recherche et de donner naissance à des projets qui n'auraient vraisemblablement pas vu le jour sans l'aide de Google.
Ces projets parmi d'autres sont actifs et en développement actif sur le site de Google, dans la rubrique "Projets Open Source".

Ces codes sont également hébergés par la plate-forme Sourceforge, largement soutenue par les ingénieurs de Google, et sortent sous la licence BSD 2.0 afin d'encourager les chercheurs à les réutiliser pour toute sorte de projet.

15 octobre 2006

Introduction

Bonjour,
ce blog a été conçu par Pierre-Jean et Pascal, étudiants en Master GECI à Lyon 2, dans le but de se pencher sur l'intérêt très récent que porte Google à l'open source.
En recherchant et traitant des informations à ce sujet, nous essayerons de comprendre et d'analyser les conséquences de cette initiative.

A l'occasion de la conférence OSCON (O'Reilly Open Source CONvention) du 24 au 28 juillet à Portland, le président de la Fondation Apache Greg Stein (également développeur chez Google...) a présenté un des derniers services proposés par Google : l'hébergement de projets Open Source (comme SourceForge...).

Intitulé Google Code Project Hosting, ce nouveau service est désormais disponible sur le site de Google Code.
Google Code Project Hosting permet de gérer les différentes versions du logiciel grâce au système Subversion (SVN), revu et amélioré par Google pour supporter des très grandes tailles. D'après Greg Stein, il faut s'attendre à certaines fonctionnalités introuvables ailleurs pour l'instant... Toute la puissance du moteur de recherche de Google est à disposition de Google Code Project Hosting, notamment avec une indexation en texte intégral. Pour l'instant il n'est pas possible de gérer des téléchargements de fichiers mais cette fonctionnalité fait partie des priorités et sera donc rapidement mise à disposition des développeurs.

Les licences de chaque projet doit impérativement se trouver dans la liste suivante :
Apache License 2.0
Artistic License/GPLv2
GNU General Public License 2.0
GNU Lesser Public License
MIT License
Mozilla Public License 1.1
New BSD License